Le rallye du Velay
Rédaction Michaël PEFAURE
Le rallye du Velay constituait la sixième
épreuve du championnat de France des rallyes. Cette course
s’est déroulée le samedi 29 juin 2002 et le
départ était donné de Brives Charensac
à coté du Puy en Velay.
Le rallye du Velay était pour cette
édition un rallye tout neuf !
En effet les organisateurs avaient changé
totalement le parcours et les épreuves spéciales
chronométrées. Dés les reconnaissances nous
avons vu deux spéciales totalement différentes se
dérouler devant nous :
- La première très rapide avec de grosses prises
d’angles et même une chicane dans le village comme au
" tourist trophy " (épreuve mythique
se déroulant sur l’île de Man)
- La seconde très technique avec beaucoup de virages se
refermant avec un goudron bosselé et glissant.
Nous sommes partis de Lyon avec Manoel le mercredi
après midi en emmenant le 600 XRR, la 250 KR1 de Manoel et
la 250 RGV de Sandra dans le camion prêté par
l’entreprise Cardon.
Le soir même, de nuit, la première
spéciale s’est présentée à
nous… j’ai limité mes reconnaissances
à deux montées dans le brouillard de la KR1 de Mano
(2 temps obligent) car je n’avais pas mis de batterie afin
d’alimenter tous mes phares (voir photo dans le
résumé précédant) donc je le suivais
de près !
Le lendemain nous sommes partis reconnaître
le parcours routier en voiture avant de remonter sur les motos.
Vers 13 heures nous sommes partis pour reconnaître la
première spéciale. Je n’avais pas fait 8 km
que le câble d’accélérateur de mon 600
XR casse ! ! demi tour et mécanique toute
l’après midi… j’en ai même
profité pour changer la démultiplication qui
était trop longue.
Enfin j’ai pu repartir pour la nuit.
Arrivé à la première spéciale je
découvre les superbes chicanes matérialisées
au sol…(ce sera un régal avec ma
moto ! !)
Après deux montées
d’observation avec la moitié des phares je
décide d’en faire une dernière avec tous car
l’orage menaçait. C’est alors que je suis
parti à la faute… le virage à droite qui
s’enchaînait avec le petit pont… oui celui
là qui ne passe pas très vite… ben je
l’avais oublié.
Après un énorme freinage je sors de
la route croyant atterrir dans un petit fossé. Dans ma
tête tout allait bien se passer jusqu’au moment
où je me suis aperçu que sous les ronces le petit
fossé faisait presque 4 mètres de
profondeur ! !
J’ai donc réalisé une
très belle figure qui se rapprochait du saut
périlleux avant avec atterrissage dans trois mètres
de ronces sous la moto !
Il était tellement profond que les pilotes
avec qui je roulait ne me retrouvaient plus… enfin bref
après une demi heure d’effort nous avons
réussi à sortir la moto (merci du coup de
main ; les rallyes, c’est une grande famille !).
Plus de peur que de mal, même pour moi, car je m’en
suis sorti avec un bleu au genou et une cinquantaine
d’épines plantées dans mon
cuir…après cette cascade il était temps de
rentrer car l’orage était là.
Après une bonne nuit (orage, vent,
pluie…) vers midi nous sommes repartis avec Mano dans la
deuxième spéciale. La pluie avait lavé les
quelques traces d’huile déversées par un
camion peu soucieux, c’était donc le moment de
travailler… jusqu’au moment où un assassin a
croisé mon chemin… la camionnette descendait si
vite et au milieu de cette petite route que j’ai bien cru
ne pas pouvoir l’éviter. Pourtant une moto ce
n’est pas large !… Il a donc fallu que je me
jette (encore) au fossé. Ben tiens ça faisait
longtemps que je n’étais pas
tombé ! ! au moins 12 heures… Merci Mano
de m’avoir calmé et aidé à sortir la
moto du trou où elle avait fini sa course. Le bilan de la
moto est encourageant : cale pied et poignée
râpés. Et le pilote ? ? ? ça
va à part le moral…ce rallye commençait
à moins me plaire surtout que la combinaison en cuir avait
un peu souffert (genou déchiré). Enfin
bref…le reste du vendredi je n’ai pas essayé
de dépasser les escargots, de peur qu’ils me fassent
une queue de poisson.
Vendredi soir, je me présente au
traditionnel contrôle administratif avec mes papiers et
ceux de Mano car lui, moins chanceux, avait cassé son
système de valves d’échappement et donc
" mécaniquait "!
Enfin Samedi matin. Le contrôle technique
devient une formalité pour le 600 qui passe même
avec 1 décibel de moins que sur la carte
grise…
La KR1 et la RGV me rejoignent dans le parc.
Après un copieux petit déjeuné et une bonne
douche, la séance de concentration et d’enfilage du
cuir commence. La pression commence à monter chez les
quelques 100 pilotes et on n’entend plus que le bruit des
moteurs des premiers concurrents qui sortent du parc et la voix
du speaker qui présente les pilotes un par un.
Nous voilà enfin partis. Le premier morceau
de liaison est le dernier moment de concentration. J’en
profite pour réciter pour la 20ème fois
la première spéciale. Je suis très
motivé malgré les 2 chutes en reconnaissances.
5…4…3…2…1…
GGOO
Et me voilà parti, je me suis
appliqué en enroulant toutes les courbes à la
perfection jusqu’aux chicanes où je fais un freinage
énorme…hop, hop, la première est
passée… je pousse la deux à fond, je
refreine et je passe la deuxième limite. Et tout à
fond, ou presque, jusqu’en haut. Verdict du
chronomètre : 2’35 et les autre ? ?
ben les cinq premiers :
le 1 2’38
le 2 2’35
le 3 2’33
les autres, plus de 2’35
Je tenais le bon bout, en effet, j’avais le
cinquième temps.
Apres être repartis en direction de la
deuxième spéciale, au contrôle horaire, nous
nous concertions : t’as fait combien ?…et
toi ?… on avait bien roulé car beaucoup de
pilotes étaient en 1’36-37 sauf Mr Fededière
qui lui s’était fortement rapproché du
scratch !
Enfin la deuxième spéciale…
c’est reparti ! celle ci était très
glissante le jour de la course mais s’est tout de
même bien passée puisque je hisse mon vieux XR dans
les dix premiers…
Après 15 minutes d’assistance et un
coup d’œil aux temps [j’étais bien 5 et
même devant des pointures comme Marc Troussard (multiple
champion de France des rallyes…)] me voilà reparti
pour les deux autres boucles de jour avec une pression
énorme sur les épaules… fallait que je
finisse dans les 10 sinon…
Le reste de la journée s’est bien
passé dans la première spéciale :
Clicker sur la photo pour l'agrandir (
Attention 80 Ko)

La deuxième spéciale était
moins une partie de plaisir à cause du revêtement
hasardeux qui a valu une chute à de nombreux pilotes de
grande renommée comme Patrick Curtat et Vincent Loustalot.
Une petite erreur de trajectoire me coûte une place de jour
à même pas une seconde de Florent Parret (pilote
professionnel de la police nationale).
Je termine donc cette journée
à une honorable 8ème place au scratch
devant le numéro " 1 " actuel un peu
diminué par sa chute au beaujolais.
Après une assistance et une pause je suis
reparti pour la nuit. Je n’ai pas eu de chance car
après la deuxième spéciale ma batterie a
commencé à donner quelque signes de faiblesse et
cet incident m’a coûté 18 secondes dans la
deuxième spéciale.
A la fin de l’épreuve de nuit, je
pointe donc à la 18ème place au
scratch.
Cette contre performance de la nuit me vaut
une 13ème place au final et
6ème dans ma catégorie. Ce
n’est pas grave, on fera mieux au dernier rallye à
Tours. Lors de cette course de 3 épreuves mon objectif est
de finir toujours dans les 15 premiers au scratch afin de
terminer la saison dans les 15 meilleurs pilotes du championnat
ce qui me permettrait aussi de remonter dans les 6 meilleurs
pilotes de ma catégorie.
Et Mano ? ? ben il est encore
tombé à cause d’une fuite d’huile au
deuxième tour et a cassé la moto. Et
Sandra ? ? elle l’a fini ce rallye ! !
avant dernière… mais l’important est de
participer. Elle était tout de même très
contente car ce n’est que la deuxième course
qu’elle termine de la saison après une cascade de
chutes et de casse moteur. Vas-y Sandra, on est tous avec
toi ! !
Les photos de l’épreuve du
photographe FFM sur
http://www.moto-station.com/mig.php?pageType=folder&currDir=./Rallye/Rallye_Velay_29-06-2002
Web Powered by Freddy.TheFred